2 Rois 5:1-27
2 Rois 5:1-27 Bible J.N. Darby (JND)
Or Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, était un grand homme devant son seigneur, et considéré, car par lui l’ÉTERNEL avait délivré les Syriens ; et cet homme était fort et vaillant, [mais] lépreux. Et les Syriens étaient sortis par bandes, et avaient amené captive du pays d’Israël une petite fille, et elle servait la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse : Oh, si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie ! alors il le délivrerait de sa lèpre. Et [Naaman] vint et [le] rapporta à son seigneur, disant : La jeune fille qui est du pays d’Israël a dit ainsi et ainsi. Et le roi de Syrie dit : Soit ! va, et j’enverrai une lettre au roi d’Israël. Et il alla, et prit en sa main dix talents d’argent, et 6 000 [pièces] d’or, et dix vêtements de rechange. Et il apporta au roi d’Israël la lettre, qui disait : Maintenant, quand cette lettre te parviendra, voici, je t’ai envoyé Naaman, mon serviteur, afin que tu le délivres de sa lèpre. Et il arriva que, lorsque le roi d’Israël eut lu la lettre, il déchira ses vêtements, et dit : Suis-je DIEU, pour faire mourir et pour faire vivre, que celui-ci envoie vers moi pour délivrer un homme de sa lèpre ? Sachez donc, et voyez qu’il cherche une occasion contre moi. Et il arriva que, lorsque Élisée, homme de DIEU, eut entendu que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Qu’il vienne, je te prie, vers moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. Et Naaman vint avec ses chevaux et avec son char, et se tint à l’entrée de la maison d’Élisée. Et Élisée envoya vers lui un messager, disant : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra [saine], et tu seras pur. Et Naaman se mit en colère, et s’en alla, et dit : Voici, je me disais : Il sortira sans doute, et se tiendra là, et invoquera le nom de l’ÉTERNEL, son DIEU, et il promènera sa main sur la place [malade] et délivrera le lépreux. L’Abana et le Parpar, rivières de Damas, ne sont-elles pas meilleures que toutes les eaux d’Israël ? Ne puis-je pas m’y laver et être pur ? Et il se tourna, et s’en alla en colère. Et ses serviteurs s’approchèrent de lui, et lui parlèrent, et dirent : Mon père, si le prophète t’avait dit quelque grande chose, ne l’aurais-tu pas faite ? Combien plus, quand il t’a dit : Lave-toi, et tu seras pur. Et il descendit, et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de DIEU ; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune garçon, et il fut pur. Et il retourna vers l’homme de DIEU, lui et tout son camp, et il vint et se tint devant lui, et dit : Voici, je sais qu’il n’y a point de DIEU en toute la terre, sinon en Israël. Et maintenant, je te prie, prends un présent de ton serviteur. Mais [Élisée] dit : L’ÉTERNEL, devant qui je me tiens, est vivant, que je ne le prendrai pas. Et [Naaman] le pressa de le prendre, mais il refusa. Et Naaman dit : Si cela ne se peut, qu’on donne, je te prie, de [cette] terre à ton serviteur la charge de deux mulets. Car ton serviteur n’offrira plus d’holocauste ni de sacrifice à d’autres dieux, mais seulement à l’ÉTERNEL. Qu’en ceci l’ÉTERNEL pardonne à ton serviteur : quand mon seigneur entrera dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner, et qu’il s’appuiera sur ma main, et que je me prosternerai dans la maison de Rimmon, que l’ÉTERNEL, je te prie, pardonne à ton serviteur en ceci, quand je me prosternerai dans la maison de Rimmon ! Et il lui dit : Va en paix. Et il s’en alla d’avec lui un bout de chemin. Et Guéhazi, le jeune homme d’Élisée, homme de DIEU, dit : Voici, mon maître a épargné Naaman, ce Syrien, en ne prenant pas de sa main ce qu’il avait apporté ; l’ÉTERNEL est vivant, si je ne cours après lui, et si je ne prends de lui quelque chose ! Et Guéhazi poursuivit Naaman : et Naaman vit qu’il courait après lui ; et il descendit de son char à sa rencontre, et [lui] dit : Tout va-t-il bien ? Et il dit : Bien. Mon maître m’a envoyé, disant : Voici, dans ce moment, deux jeunes hommes d’entre les fils des prophètes sont venus vers moi, de la montagne d’Éphraïm ; donne-leur, je te prie, un talent d’argent et deux vêtements de rechange. Et Naaman dit : Consens à prendre deux talents. Et il le pressa avec insistance ; et il lia deux talents d’argent dans deux sacs, et deux vêtements de rechange, et il les donna à deux de ses jeunes hommes ; et ils les portèrent devant Guéhazi. Et quand il fut arrivé à la colline, il les prit de leurs mains, et les serra dans la maison ; et il renvoya les hommes et ils s’en allèrent. Et lui, il entra et se tint devant son maître. Et Élisée lui dit : D’où [viens-tu], Guéhazi ? Et il dit : Ton serviteur n’est allé nulle part. Et [Élisée] lui dit : Mon cœur n’est-il pas allé, quand l’homme s’est retourné de dessus son char à ta rencontre ? Est-ce le temps de prendre de l’argent, et de prendre des vêtements, et des oliviers, et des vignes, et du menu et du gros bétail, et des serviteurs et des servantes ?… La lèpre de Naaman s’attachera à toi et à ta semence pour toujours. Et [Guéhazi] sortit de devant lui, lépreux, [blanc] comme la neige.
2 Rois 5:1-27 Parole de Vie 2017 (PDV2017)
Le chef de l’armée du roi de Syrie s’appelle Naaman. C’est quelqu’un d’important pour son maître le roi, qui est très bon pour lui. En effet, c’est par lui que le SEIGNEUR a donné la victoire aux Syriens. Mais ce combattant courageux est lépreux. Or, des bandes de Syriens qui sont entrés en Israël ont fait prisonnière une petite fille. Celle-ci est devenue la servante de la femme de Naaman. Un jour, la petite fille dit à sa maîtresse : « Ah ! si mon maître pouvait aller voir le prophète qui est à Samarie ! Il le guérirait de sa lèpre. » Naaman va trouver le roi. Il lui raconte ce que la jeune Israélite a dit. Le roi lui répond : « Va là-bas ! Je vais te donner une lettre pour le roi d’Israël. » Alors Naaman part. Il emporte à peu près 300 kilos d’argent, 60 kilos d’or et 10 habits de fête. Il remet la lettre de son roi au roi d’Israël. Voici ce que le roi de Syrie a écrit : « Avec cette lettre, je t’envoie le chef de mon armée, Naaman, pour que tu le guérisses de sa lèpre. » Quand le roi a fini de lire la lettre, il déchire ses vêtements et dit : « Est-ce que je suis Dieu, moi ? Est-ce que je peux faire vivre les gens et les faire mourir ? Le roi de Syrie m’envoie un homme pour que je le guérisse de sa lèpre ! Vous le voyez : il me cherche querelle ! » Élisée, l’homme de Dieu, apprend que le roi d’Israël a déchiré ses vêtements. Il lui fait dire : « Tu as déchiré tes vêtements. Pourquoi donc ? Naaman n’a qu’à venir me voir. Il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Naaman arrive avec son char et ses chevaux et il s’arrête à l’entrée de la maison d’Élisée. Élisée envoie un messager pour lui dire : « Va te laver sept fois dans le fleuve Jourdain. Alors tu seras guéri et tu deviendras pur. » Naaman se met en colère. Il part en disant : « Je pensais : le prophète va sûrement sortir de chez lui. Il se présentera devant moi. Il priera le SEIGNEUR son Dieu. Il passera sa main sur l’endroit malade et il me guérira de ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toute l’eau d’Israël ? Je pouvais bien me laver en Syrie pour devenir pur. » Naaman repart donc. Il est très en colère. Mais ses serviteurs s’approchent de lui et lui disent : « Maître, si le prophète te commandait une chose difficile, est-ce que tu refuserais ? Eh bien, quand il te dit de te laver pour devenir pur, écoute-le ! » Alors Naaman descend dans le Jourdain. Il plonge sept fois dans l’eau, comme Élisée l’a commandé. Sa peau est de nouveau comme celle d’un petit enfant, et il devient pur. Naaman retourne chez l’homme de Dieu avec tous ceux qui sont avec lui. Il se tient devant lui et dit : « Maintenant, je le sais, sur toute la terre, il n’y a aucun Dieu, sinon celui d’Israël. Je t’en prie, accepte le cadeau que je t’offre. » Élisée répond : « Par le SEIGNEUR vivant que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman insiste encore, mais Élisée refuse. Alors Naaman dit : « Puisque tu refuses tout cadeau, permets-moi au moins d’emporter de la terre de ce pays. J’en ferai charger deux mulets. En effet, j’offrirai des sacrifices complets et des sacrifices de communion seulement au SEIGNEUR, et non plus à d’autres dieux. Mais je demande pardon au SEIGNEUR pour ceci : quand mon maître, le roi de Syrie, entre dans le temple de son dieu Rimmon, pour prier, il s’appuie sur mon bras. Alors moi aussi, je dois me mettre à genoux. Que le SEIGNEUR accepte de me pardonner ce geste ! » Élisée lui répond : « Tu peux partir en paix. » Et Naaman s’en va. Naaman n’est pas encore très loin. Guéhazi, le serviteur d’Élisée l’homme de Dieu, se dit : « Mon maître a refusé les cadeaux que Naaman le Syrien lui a offerts. Aussi vrai que le SEIGNEUR est vivant, je vais courir derrière lui pour recevoir quelque chose ! » Guéhazi se met donc à poursuivre Naaman. Naaman le voit courir derrière lui. Il descend vite de son char pour aller à sa rencontre. Il demande à Guéhazi : « Qu’est-ce qu’il y a ? » Guéhazi répond : « Tout va bien. Mon maître m’envoie seulement te dire que deux jeunes gens de la région montagneuse d’Éfraïm viennent d’arriver chez lui. Ils appartiennent à un groupe de prophètes. Il te prie de donner pour eux 30 kilos d’argent et deux habits de fête. » Naaman lui dit : « Accepte de prendre 60 kilos d’argent. » Il insiste et il met l’argent dans deux sacs, qu’il ferme. Il prépare aussi deux habits. Il les donne à deux de ses serviteurs qui les portent devant Guéhazi. Quand ils arrivent à l’endroit appelé l’Ofel, Guéhazi prend les sacs et les habits. Il les met chez lui, puis il renvoie les serviteurs de Naaman. Guéhazi retourne auprès de son maître. Élisée lui demande : « D’où viens-tu, Guéhazi ? » Guéhazi répond : « Je ne suis allé nulle part. » Élisée lui dit : « Est-ce que je n’ai pas vu en esprit un homme sauter de son char pour aller à ta rencontre ? Mais ce n’est pas le moment d’accepter de l’argent pour acheter des oliviers et des vignes, des moutons et des bœufs, des serviteurs et des servantes. En effet, la lèpre de Naaman va s’attacher à toi et aux enfants de tes enfants pour toujours ! » Quand Guéhazi quitte Élisée, il est lépreux, et sa peau est devenue blanche comme du lait.
2 Rois 5:1-27 Nouvelle Edition de Genève 1979 (NEG79)
Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d'une grande considération; car c'était par lui que l'Eternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. Or les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une petite fille du pays d'Israël, qui était au service de la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse: Oh! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre! Naaman alla dire à son maître: La jeune fille du pays d'Israël a parlé de telle et telle manière. Et le roi de Syrie dit: Va, rends-toi à Samarie, et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d'argent, six mille sicles d'or, et dix vêtements de rechange. Il porta au roi d'Israël la lettre, où il était dit: Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t'envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre. Après avoir lu la lettre, le roi d'Israël déchira ses vêtements, et dit: Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, pour qu'il s'adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre? Sachez donc et comprenez qu'il cherche une occasion de dispute avec moi. Lorsque Elisée, homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi: Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Laisse-le venir à moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël. Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée. Elisée lui fit dire par un messager: Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair deviendra saine, et tu seras pur. Naaman fut irrité, et il s'en alla, en disant: Voici, je me disais: Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l'Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. Les fleuves de Damas, l'Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël? Ne pourrais-je pas m'y laver et devenir pur? Et il s'en retournait et partait avec fureur. Mais ses serviteurs s'approchèrent pour lui parler, et ils dirent: Mon père, si le prophète t'avait demandé quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait? Combien plus dois-tu faire ce qu'il t'a dit: Lave-toi, et tu seras pur! Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l'homme de Dieu; et sa chair redevint comme la chair d'un jeune enfant, et il fut pur. Naaman retourna vers l'homme de Dieu, avec toute sa suite. Lorsqu'il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit: Voici, je reconnais qu'il n'y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n'est en Israël. Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur. Elisée répondit: L'Eternel, dont je suis le serviteur, est vivant! je n'accepterai pas. Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa. Alors Naaman dit: Puisque tu refuses, permets que l'on donne de la terre à ton serviteur, une charge de deux mulets; car ton serviteur ne veut plus offrir à d'autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n'en offrira qu'à l'Eternel. Voici toutefois ce que je prie l'Eternel de pardonner à ton serviteur: Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s'y prosterner et qu'il s'appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de Rimmon: veuille l'Eternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans la maison de Rimmon! Elisée lui dit: Va en paix.Lorsque Naaman eut quitté Elisée et qu'il fut à une certaine distance, Guéhazi, serviteur d'Elisée, homme de Dieu, se dit en lui-même: Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n'acceptant pas de sa main ce qu'il avait apporté; l'Eternel est vivant! je vais courir après lui, et j'en obtiendrai quelque chose. Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit: Tout va-t-il bien? Il répondit: Tout va bien. Mon maître m'envoie te dire: Voici, il vient d'arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d'Ephraïm, d'entre les fils des prophètes; donne pour eux, je te prie, un talent d'argent et deux vêtements de rechange. Naaman dit: Consens à prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d'argent dans deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs. Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui partirent. Puis il alla se présenter à son maître. Elisée lui dit: D'où viens-tu, Guéhazi? Il répondit: Ton serviteur n'est allé ni d'un côté ni d'un autre. Mais Elisée lui dit: Mon esprit n'était pas absent, lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de prendre de l'argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes? La lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi sortit de la présence d'Elisée avec une lèpre comme la neige.
2 Rois 5:1-27 La Bible du Semeur 2015 (BDS)
Naaman, le général en chef de l’armée du roi de Syrie, était un homme que son maître, le roi de Syrie, tenait en haute estime et auquel il accordait toute sa faveur, car, par lui, l’Eternel avait accordé la victoire aux Syriens. Hélas, ce valeureux guerrier était atteint d’une maladie de peau rendant impur. Or, au cours d’une incursion dans le territoire d’Israël, des troupes de pillards syriens avaient enlevé une petite fille. A présent, elle était au service de la femme de Naaman. Un jour, elle dit à sa maîtresse : Si seulement mon maître pouvait aller auprès du prophète qui habite à Samarie ! Cet homme le guérirait de sa maladie. Naaman répéta au roi les propos de la jeune fille du pays d’Israël. Alors le roi de Syrie lui dit : C’est bien ! Rends-toi là-bas. Je vais te donner une lettre pour le roi d’Israël. Ainsi Naaman se mit en route, emportant trois cent cinquante kilos d’argent, soixante-dix kilos d’or et dix vêtements de rechange. Arrivé à Samarie, il remit au roi d’Israël la lettre dans laquelle il était dit : « Tu recevras ce message par l’intermédiaire de mon général Naaman que je t’envoie pour que tu le guérisses de sa maladie de la peau. » Quand le roi d’Israël eut pris connaissance du contenu de cette lettre, il déchira ses vêtements et s’écria : Est-ce que je suis Dieu, moi ? Est-ce que je suis le maître de la vie et de la mort pour que cet homme me demande de guérir quelqu’un de sa maladie de la peau ? Reconnaissez donc et voyez qu’il me cherche querelle. Lorsque Elisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne donc me voir et il saura qu’il y a un prophète en Israël. Naaman vint donc avec ses chevaux et son char, et attendit devant la porte de la maison d’Elisée. Celui-ci lui fit dire par un envoyé : Va te laver sept fois dans le Jourdain et tu seras complètement purifié. Naaman se mit en colère et il s’en alla en disant : Je pensais que cet homme viendrait en personne vers moi, qu’il se tiendrait là pour invoquer l’Eternel, son Dieu, puis qu’il passerait sa main sur la partie malade et me guérirait de ma maladie de la peau. Les fleuves de Damas, l’Amana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que tous les cours d’eau d’Israël ? Ne pourrais-je pas m’y baigner pour être purifié ? Il fit donc demi-tour et partit furieux. Mais ses serviteurs s’approchèrent de lui pour lui dire : Maître, si ce prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, ne le ferais-tu pas ? A plus forte raison devrais-tu faire ce qu’il t’a dit, s’il ne te demande que de te laver dans l’eau, pour être purifié. Alors Naaman descendit dans le Jourdain et s’y trempa sept fois, comme l’homme de Dieu le lui avait ordonné, et sa chair redevint nette comme celle d’un jeune enfant : il était complètement purifié. Il retourna vers l’homme de Dieu avec toute son escorte. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta à lui en disant : Voici : je reconnais qu’il n’y a pas d’autre Dieu sur toute la terre que celui d’Israël. Maintenant, accepte, je te prie, un cadeau de la part de ton serviteur. Elisée répondit : Aussi vrai que l’Eternel que je sers est vivant, je n’accepterai rien. Naaman insista, mais Elisée persista dans son refus. Alors Naaman dit : Puisque tu refuses tout cadeau, permets-moi du moins d’emporter un peu de terre de ton pays, juste autant que deux mulets peuvent en porter, car dorénavant ton serviteur ne veut plus offrir ni holocauste ni sacrifice de communion à d’autre dieu qu’à l’Eternel. Seulement, que l’Eternel veuille me pardonner la chose suivante : quand mon souverain se rend dans le temple du dieu Rimmôn pour s’y prosterner, je dois me prosterner en même temps que lui car il s’appuie sur mon bras. Que l’Eternel pardonne donc ce geste à ton serviteur. Elisée lui dit : Va en paix ! Et Naaman le quitta. Lorsque Naaman eut parcouru une certaine distance, Guéhazi, le serviteur d’Elisée l’homme de Dieu, se dit : Mon maître a voulu ménager ce Syrien, Naaman, et il l’a laissé partir sans accepter aucun des cadeaux qu’il lui avait apportés. Aussi vrai que l’Eternel est vivant, je vais le rattraper et j’obtiendrai certainement quelque chose de lui. Guéhazi se mit donc à courir après Naaman. Lorsque celui-ci le vit accourir, il sauta de son char et se précipita vers lui. – Est-ce que tout va bien, lui demanda-t-il ? – Oui, tout va bien, répondit Guéhazi. Mon maître m’envoie te dire : « A l’instant, deux jeunes disciples des prophètes viennent d’arriver chez moi de la région montagneuse d’Ephraïm. Peux-tu me donner pour eux trente-cinq kilos d’argent, je te prie, et deux vêtements de rechange ? » Naaman lui dit : Fais-moi le plaisir d’accepter soixante-dix kilos d’argent ! Il insista auprès de lui pour qu’il accepte et mit lui-même les soixante-dix kilos d’argent dans deux sacs qu’il lui donna. Il lui remit aussi deux vêtements d’apparat que deux de ses serviteurs portèrent devant Guéhazi. Quand Guéhazi fut arrivé à la colline située près de l’entrée de la ville, il prit les objets de leurs mains, les déposa chez lui, et renvoya les deux serviteurs qui s’en allèrent. Puis il alla lui-même se présenter à son maître. Elisée lui demanda : D’où viens-tu, Guéhazi ? Il répondit : Ton serviteur n’est allé nulle part. Mais Elisée lui dit : Crois-tu que mon esprit n’était pas avec toi lorsque cet homme a sauté de son char pour aller à ta rencontre ? Penses-tu que c’est le moment de prendre de l’argent et d’acquérir des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis et des bœufs, des serviteurs et des servantes ? Puisque tu as fait cela, la maladie de la peau de Naaman s’attachera à toi et à tes descendants pour toujours. Alors Guéhazi quitta Elisée ; il y avait sur sa peau des taches blanches comme neige.
2 Rois 5:1-27 La Bible Segond 21 (S21)
Naaman, le chef de l'armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur et de l'estime de son seigneur, car c'était par lui que l'Eternel avait donné la victoire aux Syriens. Toutefois, cet homme fort et vaillant était lépreux. Or, les Syriens avaient mené des expéditions, et ils avaient ramené prisonnière une petite fille du pays d'Israël. Celle-ci était au service de la femme de Naaman, et elle dit à sa maîtresse: «Si seulement mon seigneur pouvait voir le prophète qui se trouve à Samarie, il le guérirait de sa lèpre!» Naaman alla dire à son seigneur: «La jeune fille du pays d'Israël a parlé de telle et telle manière.» Le roi de Syrie dit: «Vas-y, rends-toi à Samarie. Je vais envoyer une lettre au roi d'Israël.» Naaman partit, prenant avec lui 300 kilos d'argent, 70 d'or et 10 habits de rechange, et il apporta la lettre au roi d'Israël. Celle-ci disait: «Maintenant que cette lettre t'est parvenue, tu sais que je t'envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre.» Après avoir lu la lettre, le roi d'Israël déchira ses habits et dit: «Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre? En effet, il s'adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre! Sachez-le donc et comprenez-le: il cherche une occasion de dispute avec moi.» Lorsque Elisée, l'homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses habits, il fit dire au roi: «Pourquoi as-tu déchiré tes habits? Fais-le venir vers moi et il saura qu'il y a un prophète en Israël.» Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée. Elisée lui fit dire par un messager: «Va te laver 7 fois dans le Jourdain. Ta chair deviendra saine et tu seras pur.» Naaman fut indigné et il s'en alla en disant: «Je me disais: ‘Il sortira en personne vers moi, il fera appel au nom de l'Eternel, son Dieu, il fera un mouvement de la main sur l'endroit malade et guérira ma lèpre.’ Les fleuves de Damas, l'Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que tous les cours d'eau d'Israël? Ne pourrais-je pas m'y laver pour devenir pur?» Il tourna le dos, et il partait plein de colère lorsque ses serviteurs s'approchèrent de lui pour lui parler. Ils dirent: «Mon père, si le prophète t'avait demandé quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait? Tu dois d'autant plus volontiers faire ce qu'il t'a dit: ‘Lave-toi et tu seras pur!’» Il descendit alors se plonger 7 fois dans le Jourdain, conformément à la parole de l'homme de Dieu. Sa chair redevint comme celle d'un jeune enfant et il fut pur. Naaman retourna vers l'homme de Dieu avec toute sa suite. Dès son arrivée, il se présenta devant lui et dit: «Je reconnais qu'il n'y a aucun Dieu sur toute la terre, sauf en Israël. Maintenant, accepte, je t'en prie, un cadeau de la part de ton serviteur.» Elisée répondit: «L'Eternel, dont je suis le serviteur, est vivant! Je n'accepterai rien.» Naaman insista pour qu'il accepte, mais il refusa. Alors Naaman dit: «Puisque tu refuses, permets que l'on me donne de la terre d'ici, à moi ton serviteur. Qu'on m'en donne l'équivalent de la charge de deux mulets, car moi ton serviteur, je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'à l'Eternel. Cependant, que l'Eternel veuille pardonner ceci à ton serviteur: quand mon seigneur entre dans le temple de Rimmon pour s'y prosterner, il s'appuie sur ma main et je m'y prosterne aussi. Que l'Eternel veuille bien me pardonner, à moi ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans le temple de Rimmon!» Elisée lui dit: «Pars dans la paix.» Lorsque Naaman eut quitté Elisée et qu'il fut à une certaine distance, Guéhazi, le serviteur d'Elisée, l'homme de Dieu, se dit en lui-même: «Mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n'acceptant pas de prendre ce qu'il avait apporté. L'Eternel est vivant! Je vais courir derrière lui et j'obtiendrai quelque chose de sa part.» Guéhazi courut donc derrière Naaman. Le voyant courir derrière lui, Naaman s'empressa de descendre de son char pour aller à sa rencontre et demanda: «Est-ce que tout va bien?» Il répondit: «Tout va bien. Mon maître m'envoie te dire: ‘Deux jeunes gens de la région montagneuse d'Ephraïm, des membres de la communauté de prophètes, viennent d'arriver chez moi. Donne-moi pour eux, je t'en prie, 30 kilos d'argent et 2 habits de rechange.’» Naaman dit: «Accepte de prendre 60 kilos.» Il insista et mit 60 kilos d'argent dans deux sacs, lui donna 2 habits de rechange et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs. Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa chez lui, puis il renvoya ces hommes, qui partirent. Il alla ensuite se présenter à son seigneur. Elisée lui demanda: «D'où viens-tu, Guéhazi?» Il répondit: «Ton serviteur n'est parti nulle part.» Mais Elisée lui dit: «Mon esprit non plus n'était pas parti lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le moment de prendre de l'argent pour acheter des habits, des oliviers, des vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes? La lèpre de Naaman va s'attacher à toi et à ta descendance pour toujours.» Guéhazi quitta Elisée, atteint d'une lèpre blanche comme la neige.
2 Rois 5:1-27 La Sainte Bible par Louis Segond 1910 (LSG)
Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d’une grande considération; car c’était par lui que l’Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. Or les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une petite fille du pays d’Israël, qui était au service de la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse: Oh! Si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre! Naaman alla dire à son maître: La jeune fille du pays d’Israël a parlé de telle et telle manière. Et le roi de Syrie dit: Va, rends-toi à Samarie, et j’enverrai une lettre au roi d’Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d’argent, six mille sicles d’or, et dix vêtements de rechange. Il porta au roi d’Israël la lettre, où il était dit: Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t’envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre. Après avoir lu la lettre, le roi d’Israël déchira ses vêtements, et dit: Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu’il s’adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre? Sachez donc et comprenez qu’il cherche une occasion de dispute avec moi. Lorsqu’Élisée, homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi: Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Laisse-le venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée lui fit dire par un messager: Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. Naaman fut irrité, et il s’en alla, en disant: Voici, je me disais: Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Éternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. Les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël? Ne pourrais-je pas m’y laver et devenir pur? Et il s’en retournait et partait avec fureur. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui parler, et ils dirent: Mon père, si le prophète t’eût demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait? Combien plus dois-tu faire ce qu’il t’a dit: Lave-toi, et tu seras pur! Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de Dieu; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant, et il fut pur. Naaman retourna vers l’homme de Dieu, avec toute sa suite. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit: Voici, je reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël. Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur. Élisée répondit: L’Éternel, dont je suis le serviteur, est vivant! Je n’accepterai pas. Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Alors Naaman dit: Puisque tu refuses, permets que l’on donne de la terre à ton serviteur, une charge de deux mulets; car ton serviteur ne veut plus offrir à d’autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n’en offrira qu’à l’Éternel. Voici toutefois ce que je prie l’Éternel de pardonner à ton serviteur. Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de Rimmon: veuille l’Éternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans la maison de Rimmon! Élisée lui dit: Va en paix. Lorsque Naaman eut quitté Élisée et qu’il fut à une certaine distance, Guéhazi, serviteur d’Élisée, homme de Dieu, se dit en lui-même: Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n’acceptant pas de sa main ce qu’il avait apporté; l’Éternel est vivant! Je vais courir après lui, et j’en obtiendrai quelque chose. Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit: Tout va-t-il bien? Il répondit: Tout va bien. Mon maître m’envoie te dire: Voici, il vient d’arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d’Éphraïm, d’entre les fils des prophètes; donne pour eux, je te prie, un talent d’argent et deux vêtements de rechange. Naaman dit: Consens à prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d’argent dans deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs. Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui partirent. Puis il alla se présenter à son maître. Élisée lui dit: D’où viens-tu, Guéhazi? Il répondit: Ton serviteur n’est allé ni d’un côté ni d’un autre. Mais Élisée lui dit: Mon esprit n’était pas absent, lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de prendre de l’argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes? La lèpre de Naaman s’attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi sortit de la présence d’Élisée avec une lèpre comme la neige.
2 Rois 5:1-27 Bible en français courant (BFC)
Le général en chef du roi de Syrie s'appelait Naaman. Son maître l'appréciait beaucoup et le traitait avec faveur; en effet, c'était par lui que le Seigneur avait donné la victoire aux Syriens. Mais cet homme, un vrai héros, était lépreux. Or des pillards syriens, qui avaient pénétré en bandes dans le territoire d'Israël, en avaient ramené prisonnière une fillette, qui devint la servante de la femme de Naaman. La fillette dit un jour à sa maîtresse: «Ah! si seulement mon maître se présentait au prophète qui est à Samarie. Celui-ci le guérirait tout de suite de sa lèpre.» Naaman alla parler au roi de ce que la petite servante israélite avait dit: «Bien, dit le roi, va trouver le roi d'Israël avec la lettre que je te remettrai pour lui.» Naaman partit donc en emportant environ trois cents kilos d'argent, soixante kilos d'or et dix habits de fête. Il remit au roi d'Israël la lettre où le roi de Syrie avait écrit: «Je t'envoie mon général Naaman, porteur de cette lettre, pour que tu le guérisses de sa lèpre.» Dès que le roi d'Israël eut fini de lire la lettre, il déchira ses vêtements et s'écria: «Suis-je Dieu, moi, avec le pouvoir de faire mourir et de faire revivre les gens? Voilà le roi de Syrie qui m'envoie quelqu'un à guérir de la lèpre! Vous voyez bien: il cherche à m'entraîner dans un conflit!» Lorsque le prophète Élisée apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire: «Pourquoi es-tu pareillement bouleversé? Cet homme n'a qu'à venir chez moi, et il saura qu'il y a vraiment un prophète dans le pays d'Israël.» Naaman vint donc avec son char et ses chevaux, et attendit devant la porte de la maison d'Élisée. Élisée envoya quelqu'un lui dire: «Va te plonger sept fois dans l'eau du Jourdain. Alors tu seras guéri et purifié.» Naaman s'en alla très mécontent, en disant: «Je pensais que le prophète sortirait de chez lui pour se présenter devant moi, qu'il prierait le Seigneur son Dieu, passerait sa main sur l'endroit malade et me guérirait de ma lèpre. D'ailleurs les rivières de Damas, l'Abana et le Parpar, valent certainement mieux que tous les cours d'eau du pays d'Israël! Ne pourrais-je pas m'y plonger pour être purifié?» Naaman fit donc demi-tour et s'en alla furieux. Mais ses serviteurs vinrent lui dire: «Maître, si le prophète t'avait ordonné quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait? Alors pourquoi ne pas faire ce qu'il te dit: te plonger simplement dans l'eau pour être purifié?» Naaman descendit au bord du Jourdain et se trempa sept fois dans l'eau, comme Élisée l'avait dit, et il fut purifié: sa peau redevint semblable à celle d'un petit enfant. Aussitôt il revint chez le prophète avec tous ceux qui l'accompagnaient; il se présenta devant lui et dit: «Maintenant je sais que sur toute la terre il n'y a pas d'autre Dieu que celui d'Israël. Veuille donc accepter le cadeau que je t'offre.» Mais Élisée répondit: «Par le Seigneur vivant dont je suis le serviteur, je t'assure que je n'accepterai rien.» Naaman insista, mais Élisée refusa. Naaman reprit: «Puisque tu refuses tout cadeau, permets-moi au moins d'emporter un peu de terre de ton pays, de quoi charger deux mulets; en effet, je ne veux plus offrir de sacrifices complets ou de sacrifices de communion à d'autres dieux qu'au Seigneur d'Israël. Seulement je demande d'avance pardon au Seigneur pour ceci: Quand mon maître, le roi de Syrie, entre dans le temple de son dieu Rimmon pour prier, je dois m'incliner jusqu'à terre en même temps que lui, car il s'appuie sur mon bras. Que le Seigneur veuille donc bien me pardonner ce geste.» Élisée lui répondit: «Tu peux t'en aller en paix.» Et Naaman partit. Naaman n'était pas encore bien loin lorsque Guéhazi, le serviteur d'Élisée, se dit: «Mon maître n'a rien voulu accepter de ce que Naaman le Syrien lui offrait. Eh bien, moi, aussi vrai que le Seigneur est vivant, je vais le rattraper et obtenir quelque chose de lui!» Et Guéhazi partit pour le rattraper; quand Naaman le vit accourir, il sauta de son char et se précipita vers lui en demandant: «Que se passe-t-il?» – «Tout va bien! répondit Guéhazi. Mon maître m'a simplement envoyé te dire que deux membres d'un groupe de prophètes viennent d'arriver chez lui, venant de la région montagneuse d'Éfraïm. Il te prie de donner pour eux trente kilos d'argent et deux habits de fête.» – «Accepte de prendre soixante kilos d'argent», lui dit Naaman. Il insista et mit l'argent dans deux sacs qu'il ficela; il prépara aussi deux habits, et fit porter le tout par deux de ses serviteurs, qui accompagnèrent Guéhazi. Lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit appelé Ofel, Guéhazi reprit les sacs et les habits et les déposa chez lui, puis il renvoya les serviteurs de Naaman. Guéhazi retourna auprès de son maître, qui lui demanda: «D'où viens-tu, Guéhazi?» – «Je ne suis allé nulle part, Maître», répondit-il. Mais Élisée reprit: «Crois-tu que je n'ai pas pu voir en esprit cet homme qui sautait de son char et venait à toi? Mais ce n'est pas le moment d'accepter de beaux habits, et encore moins de l'argent pour te payer des oliviers et des vignes, du gros et du petit bétail, des esclaves et des servantes; en effet, la lèpre de Naaman va s'attacher à toi et à tes descendants pour toujours!» Quand Guéhazi quitta Élisée, son corps, couvert de lèpre, était blanc comme la neige.